jeudi 3 décembre 2020

Découverte originale à la mine de Pioch-Farrus 1

 Cette année au cours de la quatrième année d'étude archéologique de la mine de Pioch-Farrus 1 nous avons fait une découverte originale. En effet dans le fond d'une galerie nous avons remarqué la présence d'une motte d'argile qui a été plaquée contre une paroi de la galerie KD 10. Ce plaquage argileux mesure 13 cm de long et 6,5 cm de large. La partie supérieure a été aplanie et on observe l'empreinte de doigts sur le bord du plaquage.



      Placage d'argile contre la paroi de la galerie KD 10.

Nous avons émis l'hypothèse que cette motte d'argile a été façonnée pour servir de support à lampe. Nous avons recensé plusieurs petites niches à lampe dans la mine, creusées à la pointerolle dans la dolomie rocheuse. C'est la première fois à notre connaissance que ce type d' aménagement est signalé pour la période antique.

     Lampe antique de Pioch-Farrus 4 sur le support argileux.

Nous avons voulu vérifier notre hypothèse en plaçant une lampe antique sur le support argileux. Et effectivement comme on peut le voir sur les photographies cette motte d'argile remplit bien la fonction de support de lampe.




mardi 15 septembre 2020

Compte-rendu de l'Assemblée générale 2020

 Assemblée générale

L’assemblée générale 2020 s’est déroulée le samedi 25 juillet et pour la seconde année à la mine de Pioch-Farrus. L’assemblée a débuté à 16h30 en présence de Madame le Maire Myriam Gairaud et de 28 adhérents. Onze personnes ont donné des procurations. Le quorum étant atteint l’assemblée a pu se dérouler normalement.

Les comptes rendus d’activité et de trésorerie ont été adoptés à l’unanimité.

Il n’y a pas eu de questions à propos de ces comptes rendus.

L’assemblée a approuvé à l’unanimité la demande de Jean-Claude Vacher d’entrer dans le Conseil d’administration.

Pour clore cette assemblée générale un apéritif a été suivi d’une brasucade et d’un repas dansant qui s’est prolongé jusqu’au petit matin. Une animation musicale nous a été proposée par Aude qui a fait venir de Carcassonne sa troupe de musique médiévale, animation qui a été fort appréciée. L’équipe de jeunes fouilleurs de Stéphane Mauné a aussi contribué à la bonne animation dansante de la soirée. Ce fut encore une fois une très bonne assemblée générale !






samedi 4 juillet 2020

Exposition Lampes et outils de mineurs de la préhistoire au 20ème siècle

A partir du 8 juillet et jusqu'au 4 octobre 2020, à l'initiative de l'ACAC, on pourra découvrir au Caveau Muséographique l'Estabel à Cabrières une exposition d'outils et de lampes de mineurs. Parmi plus de soixante et dix objets exposés on pourra voir des marteaux chalcolithiques et des lampes à huile gallo-romaines des sites miniers de Cabrières. On y découvrira aussi des pointerolles médiévales de Sainte-Marie aux mines et d'autres outils, pics de mineur des mines du Nord, de l'Ariège, de Savoie mais aussi des mines du secteur héraultais de Camplong-Graissessac. 
Une belle série de lampes de mineur, astiquette, raves, lampes à huile, à acétylène et électriques figure en bonne place dans cette exposition. Quelques échantillons de végétaux fossiles du Carbonifère et autres cartes postales anciennes, médailles, buvards, évoquent l'exploitation du charbon dans les hauts cantons héraultais à Graissessac en particulier.



                                                    Tronc de sigillaire, Carbonifère de Graissessac

                                                  Pecopteris, Carbonifère de Graissessac

                                               Pointerolles XVIè s. Sainte-Marie aux mines


Raves stéphanoises

                                                                             Astiquette

                                                         Pics, rivelaines, hache de boiseur

                                                                   Publicité cartonnée

samedi 20 juin 2020

Barista Dawa à l'honneur dans le Cabriérois

En février dernier Barista Dawa jeune népalaise était reçue par l'ACAC et l'équipe du Caveau l'Estabel. Nous en avons rendu compte dans le journal municipal le Cabriérois.
La couverture du Cabriérois




mardi 16 juin 2020

Les recherches ont repris après le déconfinement

Dans le cadre de notre collaboration au PCR dirigé par Stéphane Mauné (voir article précédent) notre équipe a entreprit l'inventaire et l'étude des mines qui sont situées à proximité de la villa gallo-romaine de la Combe de Fignol. La prospection est rendue difficile en raison d'une végétation qui est extrêmement dense et parfois impénétrable. Certains travaux ont été signalés antérieurement par Jean-Luc Espérou mais ils n'ont jamais fait l'objet d'une étude approfondie telle que celle que nous menons dans la mine de Pioch-Farrus.
Une vue du terrain à prospecter

Un prospecteur en pause

Entrée masquée de la mine FN5

Mine cachée par la végétation

L'équipe ouvre un passage

L'ancien (Jean-Claude) travaille assis

Prêts pour la topo, Jean-Pierre, Michel, Pierre et Michel le reporter

La paroi rocheuse du site montre des traces d'exploitation

La première mine à avoir été retrouvée est celle de FN5. Son accès était rendu impossible à cause d'une épaisse végétation. Une partie de l'équipe en a dégagé l'entrée puis les travaux de relevés de la topographie ont pu commencer.

Esquisse de la coupe de la mine FN5 (relevés Jean-Pierre Donnadieu)

Partie ouest du site

Entrée est du réseau

Galerie creusée au feu

Une visite dans la partie supérieure de la mine de Pioch-Farrus a permis de contrôler des fissures sur un pilier. L'avis d'un expert en la matière (Jean-Pierre) a confirmé qu'il n'y avait pas de danger immédiat ce qui nous permettra de terminer l'étude du secteur sans inquiétude. Lorsque les observations archéologiques seront terminées dans ce secteur, nous en condamnerons toutefois l'accès et le pilier sera étayé.

Jean-Pierre devant un pilier fissuré de Pioch-Farrus

En dehors d'une reprise de l'étude des mines des Monts de Cabrières, l'équipe de l'ACAC a repris aussi ses traditionnelles grillades sous la houlette de notre expert Bernard. De même l'équipe assure régulièrement l'entretien du site et notamment le débroussaillement.

Bernard à la grillade

Bernard à la débroussailleuse

Nous avons lancé la création d'un nouveau teeshirt que certains abordaient lors de notre dernière rencontre, qui fut arrosée comme il se doit avec la cuvée 'Pioch Farrus'.

Le nouveau teeshirt


La fameuse cuvée 'Pioch-Farrus'











lundi 24 février 2020

Nouvelle année, nouvelles recrues, nouvelles recherches

Le samedi 22 février une vingtaine de personnes étaient réunies à Cabrières sur le site de Pioch-Farrus. De nouveaux adhérents de l'ACAC étaient présents ainsi que des étudiants en archéologie. La matinée a été consacrée à quelques observations dans la mine de Pioch-Farrus 1 ainsi que dans la mine de Pioch-Farrus 2. Après une bonne grillade Stéphane Mauné Directeur de Recherche au CNRS nous a présenté en détail les grandes lignes du projet collectif de recherche (PCR) qu'il dirigera pendant trois années dans notre secteur minier.



Ce projet de recherche portera sur l'économie et l'exploitation des milieux en Narbonnaise centrale pendant le Haut-Empire romain.



Après cette présentation l'équipe de recherche s'est dirigée vers la combe de Fignol à l'emplacement de la villa gallo-romaine dite "villae des mineurs" qui fera l'objet d'une première fouille durant cet été.
Des mines antiques sont situées à quelques dizaines de mètres de cet établissement antique. Vincent de la société Globdrone a effectué quelques prises de vues aériennes à l'aide d'un drone, ce qui a permis de repérer des travaux miniers jusqu'alors inconnus qui n'ont pas encore fait l'objet d'observations archéologiques.
Cette zone de garrigue à chêne kermès est particulièrement difficile à prospecter, voire impénétrable. Le drone sera un précieux outil pour l'étude des mines de ce secteur.
Travaux miniers antiques
Prospection pédestre
Le drone prêt au démarrage
Puits de mine

Tous ces sites miniers du secteur de Bellarade et de Font d'Arques se trouvent inclus dans une zone archéologique protégée  et ils sont situés dans une propriété privée dont l'accès est interdit au public ce qui peut d'une part expliquer que certains étaient totalement inconnus jusqu'à présent, et d'autre part nous laisse penser que de nouvelles découvertes inédites vont être réalisées dans le cadre de ce PCR.